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Séminaire sur " l'Histoire sociale du rock ", 2ème séance : Rock français (1) : années 1950 et 1960

Publié le 25 février 2014

2ème séance du séminaire "L'histoire sociale du rock" divisé en 6 séances qui auront lieu de février à juin 2014. Ce séminaire est organisé par Florence Tamagne (IRHIS) et Arnaud Baubérot (CRHEC)

Date(s)

le 5 mars 2014

14h-16h
Lieu(x)
Amphithéâtre du centre Malher
9 rue Malher,
75004 Paris
(métro : Saint-Paul)
> plan d'accès
Présentation
Institutionnalisée dans les pays anglo-saxons, à la croisée de la musicologie et des cultural studies, l’histoire du rock, en dépit de travaux de valeur, demeure, en France, encore largement absente de l’Université. Considéré comme un objet d’étude mineur, le rock a souffert du discrédit qui pèse sur lui depuis les années 1960, malgré l’intérêt exprimé très vite par certains intellectuels comme Edgar Morin. Certes, la presse spécialisée, les multiples sites internet et une offre éditoriale abondante permettent de répondre en partie aux demandes du très large public d’amateurs/spécialistes/fanatiques. Pour autant, le champ d’investigation possible ne saurait se limiter à la nécessaire histoire des courants musicaux, des groupes phares et des idoles. Ce séminaire se propose donc d’ouvrir un espace de discussion sur l’histoire du rock telle qu’elle se construit aujourd’hui en France, mais aussi à l’étranger.

Propice à toutes les ambiguïtés et à tous les sectarismes, le terme “rock” sera entendu ici dans son sens le plus large. Plutôt que de tenter de tracer d’incertaines limites et de procéder par exclusions ou inclusions successives, nous retiendrons comme point de départ de notre réflexion la définition fournie par Philippe Teillet dans son article « Une politique culturelle du rock ? » (Patrick Mignon, Antoine Hennion (dir.), Rock de l’histoire au mythe, Paris, Anthropos, coll. « Vibrations », 1991, p. 218) : « Terme générique qui recouvre des expressions souvent incohérentes, le rock n’existe qu’au travers d’un discours (histoire, critique, actualités) dont il est l’objet et qui le forme».

C’est bien ce discours qui sera ici l’objet central de nos interrogations. S’il s’inscrit prioritairement dans le champ de l’histoire sociale, ce séminaire entend croiser les approches et s’ouvrir aux méthodologies des disciplines intéressées par l’histoire des musiques et des cultures populaires : musicologie, sociologie, études littéraires, sciences politiques, économie, cultural studies, gender studies, visual studies …sans a priori. De même, étant donné l’état actuel de la recherche sur le rock en France, il apparaît impératif de ne pas se limiter à une approche universitaire mais de faire la place, toujours dans une perspective critique et scientifique, aux travaux, apports et témoignages des érudits, des journalistes et des professionnels de la musique.

Les séances de 2h seront organisées environ une fois par mois autour de deux intervenants. Le séminaire est ouvert aux chercheurs, doctorants et étudiants à partir du Master 1 mais aussi aux professionnels de la musique et à toute personne intéressée par l’histoire sociale du rock

Interventions
- « Johnny Hallyday à 20 ans : L’idole des jeunes » par Corinne François-Denève (MCF, Lettres, UVSQ).
- « Le yéyé, rock français ? » par Audrey Orillard (doctorante, Histoire, Paris 1).

Organisation
- Florence Tamagne est maître de conférence en histoire contemporaine à l'Université Lille3 et membre d'Ihris.
- Arnaud Baubérot est maître de conférences en histoire contemporaine à l'UPEC et membre du CRHEC.