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Journée d'étude "Le nerf de la guerre : l'économie de la propagande"

Publié le 8 septembre 2017

Journée d'étude co-organisée par Jérôme Bazin, enseignant-chercheur à l'UPEC et membre du CRHEC.

Date(s)

le 11 septembre 2017

14h - 18h
Lieu(x)
Centre Allemand d’Histoire de l’Art
Hôtel Lully
45, rue des Petits Champs
75001 Paris
> plan d'accès
Présentation
Depuis plusieurs années, nous organisons des journées d’études sur l’histoire de la propagande destinées à encourager l’utilisation de la notion comme outil conceptuel pertinent et non comme argument disqualifiant. Pour cette année 2017, nous proposons de nous interroger sur la dimension économique de l’activité de propagande.

Les moyens alloués. Les archives des campagnes de propagande regorgent de plaintes sur la faiblesse des moyens au regard des buts ambitieux fixés aux propagandistes. Ce décalage est naturel quand on considère la faiblesse financière des petits groupes voire des groupes clandestins qui cherchent à développer une activité de propagande. Cependant, ces plaintes se retrouvent dans les archives de grands ministères officiellement chargés d’une mission de propagande voire de grandes organisations semi-publiques ou privées consacrées à cette mission. Que traduit alors cette récrimination récurrente ? La première hypothèse serait que l’invocation d’une faiblesse des moyens serait une façon de justifier la faible efficacité de la propagande. Dans d’autres cas cependant, la volonté affichée de propagande cache de réelles réticences à déployer les moyens adéquats. Enfin, ces récriminations visent parfois la réticence des entreprises à financer une campagne de propagande : particulièrement convoitées pour leurs moyens, elles doivent veiller à sauvegarder leur image de marque.

La qualité du matériel. La pauvreté ou la richesse du matériel sont des caractéristiques essentielles des objets que nous cherchons à comprendre. Se pose la question du lien entre la valeur monétaire de l’objet et son efficacité. La propagande a régulièrement misé sur les vecteurs populaires (brochures modestes, gravures bon marché), parfois par nécessité, mais aussi, souvent, par calcul. Elle a pu à l’inverse faire le choix de réalisations coûteuses, telles celles confiées à de grands artistes ou impliquant des réalisations architecturales ambitieuses, qu’elles soient temporaires, comme dans le cas des expositions, ou pérennes. Que change, pour la propagation du message, la richesse ou la pauvreté rendues visibles dans les objets de propagande ?

Les artistes et l’argent de la propagande. Lors des précédentes journées d’études, lorsque nous avons parlé des images de propagande, nous avons croisé de nombreux artistes qui réalisent des œuvres de propagande à côté d’autres œuvres – le partage pouvant être difficile à tracer. Certaines questions se sont ainsi imposées : que rapporte la propagande à un artiste ? Est-elle un secteur plus lucratif que les réseaux de vente ?

> consulter le programme

Organisation
- Jérôme Bazin, maître de conférences en histoire contemporaine à l'UPEC
- Séverine Antigone Marin, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Strasbourg