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Monarchie et identité nationale en Italie (1861-1900)

Publié le 31 mars 2010

Sous la direction de Catherine Brice, professeur d'histoire contemporaine à l'UPEC.

Date(s)

le 31 mars 2010

Présentation de l'éditeur
La monarchie est longtemps restée un acteur oublié de l’Italie unifiée. Pourtant, remettre la monarchie au coeur du processus de la construction nationale permet de mieux comprendre les racines de la «faible» identité nationale italienne.

Dès 1870, les souverains semblent disparaître de la scène. Or, l’institution monarchique constitue le pilier de l’ordre constitutionnel. Loin d’incarner une représentation archaïque du pouvoir, les souverains forgent un lien symbolique important entre un pays, à l’identité récente, et une population encore peu «nationalisée» et politisée ; elle constitue un maillon entre niveau individuel, local et national, "imaginaire politique" commun au plus grand nombre. À la fin du siècle, la monarchie descend de plus en plus souvent dans l’arène politique jusqu’à ne plus incarner la nation tout entière, mais seulement une fraction des Italiens.

Catherine Brice pose la question du lien entre politisation et intégration nationale autour de la monarchie, du poids de celle-ci dans la construction d l'identité nationale italienne. Elle met également en évidence une "sociabilité" monarchiste plus enracinée dans le tissu local qu'on ne l'a longtemps cru, entraînant une politisation qui ne passe pas forcément par le vote. Ces formes de l'action collective sont-elles caractéristiques de la seule culture monarchiste ?

À l'encontre de l’affirmation d’une faible identité nationale italienne qui a longtemps interdit d'examiner la constructon de l'État Nation, Catherine Brice aborde un sujet longtemps ignoré : la place de la monarchie dans cette construction nationale. Une lecture édifiante à un an de la célébration de la naissance du royaume d'Italie.

A propos de l'auteur
Catherine Brice est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Paris-Est Créteil Val de Marne et enseigne à Sciences Po Paris. Elle a été directrice des études en histoire moderne et contemporaine à l’École française de Rome.

Références édition
EHESS
Coll. "En temps & lieux"; 15
ISBN 978-2-7132-2234-4
Contact :
Catherine Brice :