• Culture scientifique et humanités,
  • Recherche,

Marie-Karine Schaub, invitée au colloque des 20 ans du CVUH

Publié le 30 mars 2026

Dans le cadre du colloque consacré aux 20 ans du Comité de Vigilance des Usages de l'Histoire (CVUH), à la Sorbonne, Marie-Karine Schaub, enseignante-chercheuse au CRHEC a participé à une table ronde appelée : L’« histoire publique » : une histoire critique ?

Marie-Karine Schaub, invitée au colloque des 20 ans du CVUH
Marie-Karine Schaub, invitée au colloque des 20 ans du CVUH
Date(s)

du 3 octobre 2025 au 4 octobre 2025

Présentation

Le CVUH a vingt ans. Vingt années d’engagement face aux instrumentalisations de l’histoire, dans un contexte où l’histoire publique connait un important succès dans le monde. La demande d’histoire est en effet devenue un enjeu social et politique tant les instrumentalisations idéologiques se sont multipliées ses dernières années avec l’appui financier de l’extrême droite.

En France les usages publics de l’histoire ont connu un tournant en 2005, lorsqu’à la suite des débats sur la loi Taubira de 2001, qui visait à reconnaître la traite négrière comme un crime contre l’humanité, des députés ont proposé un projet de loi, dite loi Mekachera, le 23 février 2005, visant à instaurer dans les programmes scolaires l’enseignement du « rôle positif de la présence française outre-mer, en particulier en Afrique du Nord ». La réaction de la profession historienne s’est traduite par un mouvement de défense qui a pris la forme d’associations rassemblant historiennes et historiens : le Comité de Vigilance face aux usages publiques de l’Histoire (CVUH) et Liberté pour l’histoire.

Le CVUH est créé le 17 juin 2005 autour de Gérard Noiriel, Michèle Riot-Sarcey et Nicolas Offenstadt à partir d’un manifeste affirmant le « rapport étroit entre la recherche historique et la mémoire collective, mais ces deux façons d’appréhender le passé ne peuvent pas être confondues. S’il est normal que les acteurs de la vie publique soient enclins à puiser dans l’histoire des arguments pour justifier leurs causes ou leurs intérêts, en tant qu’enseignants-chercheurs nous ne pouvons pas admettre l’instrumentalisation du passé ».

Le manifeste rappelait la nécessité d’une action collective pour faire face aux instrumentalisations de l’information-spectacle et dégageait deux domaines de réflexion et d’action prioritaires : l’enseignement de l’histoire et les usages de l’histoire dans l’espace public.

Le colloque a pour objectif de proposer des discussions autour des enjeux et des dynamiques, qui se sont fait jour, au cours des vingt dernières années, dans ces deux domaines : dans l’enseignement (de la primaire à l’université) et dans l’espace public et la parole politique : quels usages ? quelles instrumentalisations ? quelles falsifications ? La réflexion aura pour cadre la France dans une perspective internationale.

Où en est-on aujourd’hui ? Quel a été le rôle du CUVH au cours de ces décennies et au regard de l’évolution de ce champ ? L’explosion des instrumentalisations de l’histoire ces vingt dernières années a aussi fait émerger nombre d’initiatives historiennes indépendantes : comment cerner cette nébuleuse, les lieux et les espaces qui ont été investis pour penser ces questions d’histoire publique ?  


Table-ronde

Dans le cadre de ce colloque, Marie-Karine Schaub, enseignante-chercheuse au CRHEC a participé à une table ronde appelée : L’« histoire publique » : une histoire critique ?

Visionner cette table ronde
 

Invitée

  • Marie-Karine Schaub, historienne, maîtresse de conférences habilitée à diriger des recherches en histoire moderne à l'Université Paris Est Créteil spécialiste de la politique et des relations internationales entre la Russie et le monde du XVe au XVIIIe siècles.